Qui est Belkis ?

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13 nov. 2025
Mouaz Ibn Jebel
Writer

Question : Qui est Belkis ?

Réponse : Le vénéré Sulaymân (as), après avoir accompli le hajj, se rendit à San'a. Là, un hudhud (une huppe) parla du palais de Belkis à l’oiseau hudhud de Sulaymân (as). Celui-ci, par curiosité, alla visiter le palais de Belkis et revint. Il lui raconta ce qu’il avait vu.

Le vénéré Sulaymân (as) écrivit alors à Belkis une lettre qui commençait par la basmala, et dans laquelle il disait en substance :

« Deviens musulmane et viens à moi sans te rebeller. »

Le hudhud, comme tout était fermé, entra par la fenêtre et déposa la lettre sur le lit de Belkis. Lorsqu’elle se réveilla et vit cette lettre cachetée, elle eut peur. Elle rassembla ses gens et les consulta. Elle voulait savoir si le vénéré Sulaymân (as) était prophète ou non. Elle dit :

« S’il est prophète, nous ne pourrons pas faire la guerre, nous nous soumettrons. S’il ne l’est pas, alors nous combattrons. »

Pour le mettre à l’épreuve, elle envoya cinq cents jeunes hommes déguisés en filles, cinq cents filles déguisées en garçons, une perle au trou tordu, un gobelet, une pierre, et comme cadeaux une couronne en rubis ainsi que deux briques d’or. Elle dit :

« Si cet homme est prophète, il distinguera les garçons des filles. Il fera percer cette pierre par une créature autre que l’homme et les djinns. Il remplira le gobelet avec une eau qui ne provient ni de la terre ni du ciel. Et il fera passer un fil dans cette perle. »

Le hudhud vint informer le vénéré Sulaymân (as) de tout cela. Alors, le vénéré Sulaymân (as) fit paver une vaste plaine avec des briques d’or de la même taille que celles que Belkis envoyait, et il y lâcha les animaux.

Lorsque les envoyés de Belkis virent que tout l’endroit était pavé de briques d’or, que les animaux souillaient ces briques, et que l’or n’avait visiblement aucune valeur là-bas, ils eurent honte d’offrir leurs deux briques d’or en cadeau. Sur cette vaste surface recouverte d’or, il manquait justement deux briques. Les envoyés se dirent :

« On nous accusera d’avoir volé ces deux briques d’ici. »

Alors ils déposèrent leurs deux briques à l’endroit où il manquait des briques, puis se présentèrent devant lui.

Belkis avait dit :

« Si cet homme vous reçoit avec dureté, c’est qu’il n’est pas prophète. »

Mais le vénéré Sulaymân (as) les accueillit avec un visage souriant et de douces paroles. Il dit :

« Alors, où est votre perle ? Apportez-la, que nous y passions un fil. »

Il remit la perle à un ver de bois. Le ver prit le fil dans sa bouche, entra par un côté de la perle et ressortit par l’autre.

Puis le vénéré Sulaymân (as) dit :

« Apportez la pierre qu’il faut percer. » Et c’est un oiseau pic-vert qui la perça.

Il fit ensuite laver le visage des jeunes gens et des jeunes filles. Les filles tenaient la cruche avec la main gauche, et les garçons avec la main droite ; c’est ainsi qu’il les distingua les uns des autres.

Il fit enfin remplir le gobelet avec la sueur de chevaux lancés au galop.

Il n’accepta pas non plus les cadeaux qu’ils avaient apportés.

Lorsque les envoyés retournèrent informer Belkis de tout cela, elle dit :

« Cet homme est un prophète. Nous n’avons d’autre issue que de nous soumettre. »

Elle prit alors la route avec ses gens pour aller se soumettre.

Le vénéré Sulaymân (as), avant l’arrivée de Belkis, fit transporter son trône par Asaf ibn Barakhyâ, qui connaissait l’invocation par al-ism al-a‘zam (le Nom suprême d’Allah).

Le père de Belkis était un djinn, sa mère était humaine. Quand les djinns apprirent que Belkis allait venir, ils furent inquiets et dirent :

« Si Belkis vient, qu’elle épouse le vénéré Sulaymân (as) et qu’ils ont un fils, nous ne serons plus à l’abri du danger. Empêchons cela. »

Ils répandirent alors la rumeur que Belkis avait l’esprit dérangé et que ses pieds ressemblaient à des pieds d’âne. Le vénéré Sulaymân (as), voulant vérifier si cette information était vraie, fit construire un bassin d’eau dont le fond était recouvert de cristal.

Comme Belkis ne connaissait pas le cristal, elle pensa qu’il s’agissait d’eau et crut devoir y entrer ; elle enleva donc ses chaussures. Le vénéré Sulaymân (as) vit ainsi que ses pieds n’avaient aucun défaut. Pour éprouver son intelligence, il fit aussi modifier légèrement son trône et le lui montra. Elle dit :

« On dirait exactement mon trône. »

Le vénéré Sulaymân (as) l’invita alors à la religion (à l’islâm) et Belkis accepta. Ils se marièrent.

Allah ta‘ala accorde à Ses serviteurs pieux, qui Lui obéissent, diverses bénédictions ici-bas et dans l’au-delà. (E. Achikin, al-Ghuniyya li-talibi tariq al-Haqq)

13 nov. 2025
Mouaz Ibn Jebel
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