Pourquoi au temps du prophète, certains ont refusé de croire malgré les miracles qu’ils voyaient ?

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20 nov. 2025
Mouaz Ibn Jebel
Writer

Question : À l’époque de notre maître le Prophète, certains ont cru sans voir de miracles, alors que d’autres ont refusé de croire malgré les miracles qu’ils voyaient. Quelle en est la raison ?

Réponse : À ce sujet, dans le livre Shawahid an-Nubuwwa, il est dit :

« À l’époque de l’Envoyé d’Allah, ceux qui étaient dotés de clairvoyance et de lucidité n’avaient besoin d’aucune preuve : ils croyaient aussitôt. Quant à ceux dont la clairvoyance était voilée, comme leurs coutumes et habitudes étaient devenues pour eux comme une seconde nature, tant qu’ils n’avaient pas vu ni entendu de leurs propres yeux et oreilles les états, les paroles et les miracles de l’Envoyé d’Allah, ils n’avaient pas eu l’honneur d’obtenir la grâce de la foi.

De même, parmi ceux qui sont venus après l’époque de l’Envoyé d’Allah et qui ont cru ensuite, il y a deux catégories :

  • Une partie, lorsqu’ils ont entendu ou lu les explications de ses paroles, ses états et sa noble moralité, les ont immédiatement tenus pour véridiques et ont cru.
  • L’autre partie n’a pu atteindre la grâce de la foi qu’après avoir entendu les miracles, bien compris qu’il était réellement l’Envoyé d’Allah et l’avoir reconnu comme tel.

Il y a aussi des gens qui, même en voyant les signes prophétiques et les miracles de l’Envoyé d’Allah, n’ont pas cru par entêtement et par orgueil. Les notables de la tribu de Quraych étaient de ceux-là. Ils demandaient un miracle pour croire, puis, lorsqu’ils le voyaient, disaient : « Ce n’est que sorcellerie, illusion des yeux. » Le fait de voir les miracles n’a fait qu’augmenter leur négation.

Ceux qui, après eux, ont persisté dans le refus de croire, entrent dans cette même catégorie. Ils ont nié les miracles et se sont engagés sur la voie de l’entêtement et de l’orgueil. Ils ne croient pas à la résurrection après la mort, au rassemblement (hashr), à la renaissance, au Jour du Jugement, au règlement des comptes, au registre des actions, ni au Paradis, ni à l’Enfer, ni aux autres choses annoncées par notre maître le Prophète.

Il y a aussi, parmi les gens, ceux qui disent croire aux preuves transmises et aux miracles, mais qui, en réalité, interprètent toutes ces preuves, les expliquent de manière à les vider de leur caractère miraculeux et finissent par les renier.

Ceux-là, tout en niant les miracles, prétendent cependant posséder des karamats (prodiges des saints) afin de gagner une place dans le cœur des gens et d’en tirer divers intérêts. Par toutes sortes de mensonges et de ruses, ils attachent à eux les ignorants et les mettent sous leur emprise. »

20 nov. 2025
Mouaz Ibn Jebel
Writer
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