N'est-il pas injuste de privé les enfants des mécréants de l'islam ?

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12 nov. 2025
Mouaz Ibn Jebel
Writer

Question : Les enfants musulmans deviennent musulmans en voyant et en apprenant de leurs parents. Les enfants des mécréants, en revanche, sont élevés dans la mécréance et privés de l’islam. Le fait que ceux qui ont grandi ainsi aillent en Enfer ne serait-il pas une injustice ?

Réponse : À ce sujet, le vénérable Seyyid 'Abdülhakîm Arvâsî a dit :

« Il ne faut pas confondre justice ('adl) et grâce (ihsân). Allah Très-Haut a manifesté envers les serviteurs qu’Il a fait naître dans chaque pays une justice plus que parfaite.

Les enfants mécréants qui meurent avant d’avoir atteint l’âge de raison ou de maturité ne seront pas envoyés en Enfer. De même, ceux qui, après avoir atteint l’âge de raison et de maturité, meurent sans avoir entendu parler de la religion de Muhammad (que la paix soit sur lui) ne seront pas châtiés.

Mais ceux qui, après avoir entendu parler de l’islam, du Paradis et de l’Enfer, n’éprouvent aucune curiosité, ne cherchent pas à apprendre, et par entêtement refusent de croire — ceux-là seront punis.

Les personnes ayant atteint la raison et la puberté ne restent pas sous l’influence durable des effets hérités des parents ou du milieu. Si c’était le cas, des centaines de milliers d’enfants de familles musulmanes, élevés dans l’éducation islamique, ne deviendraient pas, trompés par les mensonges des ennemis de l’islam, des impies ou même des adversaires de la religion.

Beaucoup, après avoir atteint l’âge de raison, et même après être devenus maîtres religieux ou mémorisateurs du Coran, abandonnent la foi et deviennent hostiles à la religion. Ils se moquent de leur père, de leur mère, de leurs voisins et de leurs proches en les traitant de “fanatiques” ou de “rétrogrades”.

Ces tristes exemples montrent clairement que l’influence de l’éducation parentale n’est pas permanente. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, l’abandon de la foi est devenu un fléau, un courant désastreux qui s’étend sur le monde entier.

D’autre part, nous voyons que de nombreux mécréants — des savants, des hommes de science — deviennent musulmans. Même si c’est rare, le fait qu’il en existe qui ne changent pas de religion montre que l’effet de l’éducation parentale peut parfois perdurer. Si l’on dit qu’avoir un fils musulman, élevé dans une éducation islamique, est un signe que l’éducation parentale a parfois un effet durable, alors il faut reconnaître que c’est un bienfait (ihsân) qu’Allah accorde. Il ne donne pas ce bienfait aux enfants des mécréants. Mais personne n’est obligé d’accorder des bienfaits. Ne pas faire de bienfait n’est pas une injustice. Si l’on achète un kilo de riz chez l’épicier, peser exactement un kilo relève de la justice. Si l’on donne moins, c’est de l’injustice. Donner un peu plus est un bienfait. Demander ce bienfait n’est le droit de personne. Ainsi, qu’Allah élève certains dans une éducation islamique est un grand bienfait. Il en fait grâce à qui Il veut. Le fait de ne pas accorder ce bienfait aux enfants des mécréants n’est pas une injustice. Et si ceux à qui Il accorde ce bienfait deviennent mécréants, leur châtiment sera multiplié. »

Question : Allah Très-Haut envoie-t-Il Ses bienfaits et Ses grâces à tous Ses serviteurs sans distinction ?

Réponse : Les bienfaits, les grâces et les bontés d’Allah Très-Haut parviennent à tout moment aussi bien aux bons qu’aux mauvais parmi les hommes, à tous sans distinction. Il accorde à chacun richesse, enfants, subsistance, direction (guidée) et bien d’autres bienfaits, sans faire de différence. La différence vient des hommes eux-mêmes : certains savent les recevoir, d’autres s’en privent.

Dans la sourate an-Nahl, verset 33, le sens est :

 « Allah Très-Haut ne fait pas d’injustice à Ses serviteurs. Ce sont eux qui, par leurs pensées corrompues et leurs mauvaises actions, se font du tort et se condamnent eux-mêmes au châtiment et à la douleur. »

Ainsi, le soleil brille de la même manière sur celui qui lave le linge et sur le linge lui-même : il noircit le visage de l’homme, mais blanchit ses vêtements.

12 nov. 2025
Mouaz Ibn Jebel
Writer
Cette réponse vous a-t-elle convaincue ?